L'Adresse
2026-04-30T20:01:56.332Z
Imprévu de la SNCF, 1h10 d’attente forcée en correspondance à Dole, sous-préfecture du Jura. 20h, plus rien d’ouvert à la gare, on tente le centre-ville. Beaux bâtiments historiques, appartements bourgeois, personne dans les rues entre la gare et le centre, on se croirait dans un roman de Simenon. On pousse la porte de l’Adresse, la salle est pleine mais pas du tout bruyante. Par chance, il reste une place pour le voyageur de passage. On commande un tartare, accompagné de pommes grenaille. Le tartare est le plat piège : parce qu’il est facile à réaliser, il est souvent bâclé, et sa réussite tient à la maîtrise du détail. Là, c’est bien fait, fraîcheur, coupe, épices. Les pommes grenaille, plat simple également, sont de qualité et la cuisson est parfaite. Vite, un café, très bon, arrive avec une pâte de fruit comme petite attention. Le décor est cosy, la vaisselle jolie, le service attentif. Maigret en aurait fait son adresse. Le gras en moins, on est en 2026.